Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 janvier 2024 1 01 /01 /janvier /2024 15:56

 

Je vous souhaite à tous une très heureuse et douce nouvelle année, pleine de joie, de jolis ouvrages et de belles rencontres inspirantes !

Wishing you all a very happy and sweet New Year, filled with joy, lovely works and beautiful inspirational encounters!

 

 

Partager cet article

10 novembre 2021 3 10 /11 /novembre /2021 09:48

On le sait, la broderie faisait partie intégrante au XVIIIe siècle de l'éducation des petites filles, destinée avant tout à leur apprendre l'art de marquer leur linge, et pour certaines à écrire et à compter. On s'émerveille aujourd'hui devant la complexité des travaux réalisés par ces très jeunes filles. Mais pour ces dernières, broder était-il un pensum ou une activité de détente ? Et comment étaient perçus par les adultes ces obligatoires travaux d'aiguilles ? Un indice nous a été laissé dans l'ouvrage de Dorothy Kilner, Dialogue and Letters on morality, oeconomy and politeness for the improvement and entertainment of young female minds, publié à Londre en 1780. Je vous ai déjà parlé de cet ouvrage à propos du sampler de Jane Brown, dont le texte brodé reprenait un poème publié dans le volume III. Je vous laisse jeter un œil à nouveau à cet article pour vous remettre le contexte en mémoire. Dans le volume I de cette publication (p. 22-23), Mrs Seamore écrit à sa fille Harriot, alors en séjour chez sa tante. Après l'avoir vertement tançée pour ne pas avoir écrit à ses parents, Mrs Seamore raconte à sa fille une visite chez Mrs Hutchins.

 

It is a truth universally acknowledged... that learning to embroider was a substantial part of young girls' education in the 18th century. By doing so not only were they able to learn how to mark their linen, but for some of them it was also a way to learn their letters and numbers. We can't help but marvel today at the amount of work and dedication these little girls put into their works. Back then though, how do you think they saw it? Was it some kind of chore, or a pleasant way to spend a few hours? And how did adults see these inescapable needleworks? A clue has been left behind for us in Dorothy Kilner's Dialogue and Letters on morality, oeconomy and politeness for the improvement and entertainment of young female minds, published in London in 1780. I already mentionned this series of books in my post about Jane Brown's sampler. I you recall, Jane had picked up a poem published in Dorothy's book (volume III) to stitch on her sampler. Have a quick look at this post as a reminder of the book's context. In volume I, p.22-23, Mrs Seamore writes to her daughter Harriot who is spending a few days at her aunt's house. Mrs Seamore begins by dressing down Harriot for not having written to her yet, then proceeds by telling about a visit paid to Mrs Hutchins.

Dorothy Kilner 1755-1836

 

 

A propos de cette visite, Mrs Seamore évoque un sampler brodé par Mrs Hutchins quand elle était jeune. Verdict sans appel de Mrs Seamore : que de temps perdu à broder TOUS ces moutons et ces boutons de rose ! Un ou deux abécédaires auraient amplement suffi !

Mrs Seamore mentions a sampler Mrs Hutchins embroidered when she was a little girl and the verdict is irrevocable: far too many sheep and rose buds, such a waste of time! A couple of alphabets would have met the purpose.

 

'Thursday we drank tea with Mrs. Hutchins, who was extremely obliging, and took great pains to amuse and entertain your sister. Mrs. Hutchins shewed us a sampler she worked when she was a girl at school. You would be surprised to see what a prodigious quantity of work there is in it, and hurt, I dare say, to think how much time must have been spent upon it, which might have been infinitely more profitably employed; for I know not any one use the sampler is, or ever has been of, excepting that of teaching her to mark; and for that purpose the one you worked, with both the alphabets in it, did equally well. Mrs. Hutchins's contains not only the alphabets, but strawberry rows, and rose-buds out of number; besides which, there is a shepherd and shepherdess sitting under a large tree watching their flock, which consists of twelve sheep and four goats, (for I counted them) and then at the bottom of all, is worked the ten commandments.'

 

"Jeudi nous avons pris le thé chez Mme Hutchins, elle a été extrêmement obligeante et a pris grand soin d’amuser et de divertir ta sœur. Mrs Hutchins nous a montré un sampler qu’elle a brodé à l’école quand elle était petite fille. Tu serais surprise de voir l’énorme quantité de travail qu’il y a dans cet ouvrage, et je dois dire que cela me chagrine de penser que tout le temps qui y a été passé aurait pu être employé de façon infiniment plus profitable. En effet je ne connais d’autre utilité au sampler, autrefois comme aujourd’hui, que d’apprendre à marquer son linge ; et pour ce faire, celui que tu as brodé, avec ses deux alphabets, a tout aussi bien rempli son rôle. Celui de Mrs Hutchins contient non seulement des alphabets, mais aussi des rangées de fraisiers et un nombre incalculable de boutons de roses ; en plus de tout cela on y voit un berger et une bergère assis sous un grand arbre à surveiller leur troupeau, qui est composé de douze moutons et de quatre chèvres (je les ai comptés), et dans le bas sont brodés les dix commandements". (trad EB)

 

Margaret Laskey, Philadelphia, Pennsylvania, 1795 - (c) Samplings

 

Mary Poynton, 1795 - (c)Madalena.com

 

"Brode-moi un mouton" (ou deux, ou douze !)

 

Les dix commandements/ The ten commandments, 1749, Metropolitan Museum of Art

 

Miss Hutchins, par contre, fait beaucoup mieux ! Non seulement les écrans (voir l'article de Meriem sur ce sujet) sont utiles, mais sa broderie est éducative. On joint donc l'utile à l'utile, et Mrs Seamore est contente.

Mrs Hutchins on the other hand is doing much better! Not only are screens useful (see Meriem's post on the subject), what she embroiders has an educational touch to it. Killing two birds with one stitch...

 

'Miss Hutchins is working a screen at present, which I think appears to me much more useful labor than her mother's sampler. It is worked in the form of the map of England: the different counties done with different coloured silk, and in the middle of each the name of the county, so she is not only doing what will be of some use by being made into a handsome screen, but at the same time learning very perfectly the shape of the counties, in what manner they join each other, and their different situations: a very necessary piece of knowledge for every English woman to be perfectly acquainted with. I think in a little while you will like to work such a one; and so perhaps will your sister; and I am sure your papa and I shall much like to have our screens adorned with our dear girl's performances. The paper begins to look a little shabby, and by the time you have both compleated such a task, it will be quite ready for a new cover.'

 

"Miss Hutchins est en train de broder un écran, ce qui me semble être un travail beaucoup plus utile que celui de sa mère. Le motif représente une carte de l’Angleterre : les différents comtés sont faits avec différentes couleurs de soie, et au milieu de chacun est inscrit le nom du comté, ainsi non seulement elle confectionne un ouvrage utile sous la forme d’un élégant écran, mais en même temps elle apprend de façon très excellente la forme de chaque comté, quel comté voisine avec quel autre, ainsi que leur localisation : un savoir tout à fait nécessaire avec lequel toute femme anglaise se doit d’être parfaitement familière. Je pense que dans quelques temps tu auras à cœur de réaliser un tel ouvrage ; peut-être que ta sœur le souhaitera aussi, et je suis sûre que votre papa et moi apprécieront beaucoup de voir nos écrans ornés des réalisations de nos chères filles. Le papier commence à être un peu abimé, et d’ici le moment où vous aurez terminé un tel travail, il sera temps de mettre une nouvelle feuille". (trad EB)

 

Les broderies représentant des cartes géographiques sont bien connues à cette époque.

Geographical maps as embroidery pattern are not rare at this period.

Ann Rhodes, 1780 - The Victoria and Albert Museum

Sarah Dawson, 1798 - Metropolitan Museum of Art

 

On en trouve même des modèles dans des magazines féminins.

Map pattern for embroidery purpose are available in ladies' magazines.

A correct map of England adapted to the use of the ladies. The Lady's Magazine, vol. 7 (1776)

(c)The lady's magazine website

 

Il reste à espérer que toutes les mères n'étaient pas comme Mrs Seamore et les petites filles qui ont brodé tous ces extraordinaires samplers ont reçu à l'époque tous les compliments qu'elles méritaient !

I just hope that all mothers were not like Mrs Seamore and that the little girls who embroidered all these breathtaking samplers back then were given all the compliments they deserved.

 

A bientôt !

Partager cet article

7 janvier 2021 4 07 /01 /janvier /2021 18:12

Mes meilleurs vœux à tous pour cette nouvelle année !

Happy New Year to all!

 

 

Et je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous cette superbe carte reçue de Pierrette !

I'm also happy to share with you this beautiful greetings card I received from Pierrette!

 

 

A bientôt !

 

 

Partager cet article

21 janvier 2020 2 21 /01 /janvier /2020 20:13

Outre l'admiration et l'étonnement qu'ils suscitent, les samplers et les marquoirs anciens ont ce pouvoir de nous ouvrir les portes d'un autre monde, un monde où des petites filles (et même des petits garçons), parfois juste âgées de 7 ou 8 ans, brodaient, sur des toiles si fines qu'il nous faut une loupe pour en compter les fils, des chefs-d'oeuvre de patience et de raffinement. On les imagine souvent mal éclairées, clignant des yeux sur leur toile, mais remplies de fierté quand elles mettaient les dernières croix en signant leur ouvrage. Pour qui prend le temps de les déchiffrer (Meriem est très forte à ce jeu-là !), ces samplers savent raconter des histoires : là un texte, ici un motif, et comme Alice passant à travers le miroir, on pénètre à pas feutrés dans un univers qui n'a quelquefois rien de très enfantin.

Antique samplers have the stunning ability to arouse admiration and amazement alike. They are also a gate to a different world entirely, a world where little girls (or boys!), sometimes no older than 7 or 8, would patiently embroider refined masterpieces on such delicate linen that a magnifying glass is needed to count the threads. It is tempting to conjure up pictures of these children getting eyestrain in poorly lit rooms, ultimately proudly handing over to their parents their finished pieces. These samplers tell stories, provided you take the time to listen to them(what Meriem does). Your eyes catch a text, a motif, and you find yourself gingerly stepping through the looking glass like Alice into a world sometimes very far from a childlren's story.

 

Voici Jane Brown. En 1802, âgée de 11 ans, Jane met les dernières croix sur son sampler. Sa famille est sans doute assez aisée car elle a brodé son ouvrage en fils de soie. 

Meet Jane Brown. In 1802, aged 11, Jane worked the last stitches on her sampler. Her family was obviously well-off enough to afford a few yards of silk threads.

La composition en est classique : un texte et des motifs de fleurs, de paniers de et petits animaux, disposés symétriquement, et enfin au centre la signature de l'artiste. Autour, comme il est de coutume, une frise de fleurs, mais celle-ci a la particularité de ne pas être répétitive et d'utiliser des points de broderie traditionnelle.

The canvas displays various classic designs laid out quite symetrically under a text and the stitcher's signature in the center. The customary frieze of flowers circling the sampler was worked using traditional embroidery stitches and changes from the usual repetititive friezes.

 

 

 

Jane a brodé son ouvrage sur une toile si fine qu'elle a dû, en cours de route, doubler son travail d'un morceau de batiste. Elle a donc d'abord brodé le texte et les motifs au point de croix, puis la frise de fleurs en broderie traditionnelle une fois son ouvrage doublé, et elle a sans doute terminé par la petite branche centrale, son nom, son âge et la date. Ça, c'est le dos qui nous l'apprend !

Jane began stitching on a very sheer linen, to such an extent that she as obliged to line her work with a fine cotton cambric to be able to embroider the frieze. A wee keek at the back of the sampler is enough to guess that she embroidered the text, her name and the crosstitched motives first; then once the linen was lined, she worked the frieze, the small vine under the text, and probabaly ended with her name, age and the date of completion.

 

Pour finir, quelques points (des initiales ?) ont été ajoutés au dos, en haut à droite. Il s'agit d'un fil rouge en coton, cette couleur n'est pas utilisée dans l'ouvrage de Jane, le fil est partiellement visible sur l'endroit et il recouvre la fleur jaune. C'est vraisemblablement un ajout ultérieur, peut-être une marque de collection ?

At the top right corner of the back, one can notice a few additional stitches, using a red cotton thread that does not appear elsewhere in Jane's sampler. It is noticeable also on the right side (top left corner), partly overlapping the yellow flower. These stitches (initials?) were presumably added later, and could be a collector's mark.

 

Les samplers anglo-saxons ont la particularité de présenter des textes brodés, religieux souvent, moralisateurs encore plus fréquemment. Il est toujours amusant d’essayer d'en identifier la provenance (merci l'Internet et l'accès en ligne aux anciens ouvrages numérisés !), d'autant plus qu'ils peuvent se révéler précieux pour en savoir un peu plus sur nos petites brodeuses (voir Mary Glover par exemple). Alors que nous apprend le texte choisi par Jane ?

A specific trait common to most anglo-saxon samplers is the presence of embroidered texts. These are often religious quotations, though not always, and most of the time they convey a moralistic message. It is rather fun to try and identify the sources (praised be the Internet and the online access to numerized ancient publications), all the more so since they provide a valuable insight into the world of these young stitchers (see Mary Glover for instance). So what can we learn from Jane's choice?

Visiblement nous avons affaire à un fragment de poème. Le poème est publié in extenso dans un ouvrage de l'Anglaise Dorothy Kilner (1755-1836), connue également sous le pseudonyme de Mary Pelham et qui fut une prolifique auteur pour enfants. Le livre en plusieurs volumes (le poème est dans le volume III) s'intitule Dialogues and letters on morality, oeconomy and politeness for the improvement and entertainment of young female minds (Dialogues et lettres sur la moralité, l'économie et la politesse pour le développement et le divertissement des jeunes esprits féminins), publié à Londres en 1780. Il se présente sous la forme de dialogues et de lettres échangés entre la jeune Harriot Seamore et sa maman (Mary Seamore, 'Mamma'), sa grand-mère Mrs Harcourt, sa sœur Elizabeth (Betsey) et sa tante Mrs Bartlate. À travers ces échanges ponctués d’anecdotes et de petites histoires très morales, mais volontairement divertissantes car pour l’auteur, c’est ainsi que l’éducation est plus efficace, la jeune Harriot apprend à travers l’enseignement de ses sages aînées les bons usages, les bonnes manières, la valeur du travail et de la vertu, etc. Le poème apparaît dans une lettre d'Harriot à sa tante, dans laquelle elle lui raconte qu'alors qu'elle avait déchiré sa robe en jouant, sa mère ne la gronde pas, mais lui demande de la raccommoder. Ce qui provoque chez Harriot, qui déteste repriser, une crise de larmes... Toutefois sa mère insiste sur la fait qu'elle doit le faire, et plus tard lui fait passer par la bonne Betty un long poème écrit à son intention, dans lequel, tout en la réconfortant, elle lui explique, en substance, que si les larmes sont utiles pour des choses graves, il ne faut pas pleurer pour des futilités et au contraire affronter les petites contrariétés avec vertu et noblesse d'âme (tout ça sur 5 pages). 

Clearly it sounds like a poem of some sort. So I did my research and found out that the whole poem was published in a book by Dorothy Kilner (1755-1836), aka Mary Pelhman, a prolific English writer of children's books. The 'Dialogues and letters on morality, oeconomy and politeness for the improvement and entertainment of young female minds' was published in London in 1780 in several volumes. The protagonists are young Harriot Seamore, her mother Mary Seamore (Mamma), her sister Betsey, her grand-mother Mrs Harcourt,  and her aunt Mrs Bartlate. Through a series of dialogues and letters between these women, in which are told various anecdotes and very moral stories, young Harriot learns from her wiser elder how to be in the world, to behave virtuously, the value of work and virtue, etc. For the author, education is better paired with a measure of entertainement, since the latter makes education more efficient. The poem appears in the third volume, in a letter from Harriot to her aunt Mrs Bartlate, in which she tells her of how, as she had torn her frock at play, her mother does not dress her down, instead she asks her to darn it. Young Harriot hates darning, so she begins to cry, upon which her mother insists on her doing as she is told. Later, Mamma sends her a five-page long poem of her own in which, while conforting her daughter, she tells her that (in a nutshell) crying should be reserved for serious matters and trifles should be dealt with with virtue and a noble soul.

 

Les quelques vers choisis par Jane pour son sampler sont à la fin du poème. Jane aimait-elle particulièrement cet ouvrage ou ce poème, l'a-t-elle choisi délibérément ou lui a-t-on soufflé l'idée ? Peut-être le connaissait-elle, presque par cœur, car en le brodant elle a oublié deux vers...

The few verses that Jane chose for her sampler sit towards the end of the poem. Was Jane particularly fond of this book, or this poem, did she choose it deliberatly or was it someone else's suggestion? Maybe she loved and knew this poem almost by heart actually, since she forgot two verses in her stitched version...

 

[...] Go then, my child, and still whate'er thou do

With steadfast step fair Virtue's path pursue:

In each event still let her by thy guide,

Not for a moment deviate from her side,

In each event her still small voice attend

And let her be thy first, thy dearest friend,

Follow her steps and she will tread that road

Which leads thro' nature up to nature's God [...]

 

On peut supposer que la petite Jane aura elle aussi suivi le chemin de la vertu...

Young Jane certainly followed Virtue's path herself...

 

Je reviendrai sur ce livre plus tard, car j'y ai trouvé un intéressant passage sur... les samplers brodés ! A très vite !

I'll come back later on that book, I found an interesting mention of... embroidered samplers! Stay tuned!

Partager cet article

28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 11:07

Il y a deux ans j'avais brodé la reproduction du petit sampler d'H. Shields. Le livret édité par BBD contenait aussi le modèle du sampler réalisé l'année suivante, en 1824, par sa sœur A., que j'ai enfin trouvé le temps de broder cette année !

Two years ago I stitched the reproduction of H. Shields's small sampler, dated 1823, after a pattern produced by BBD. Her sister A. left us a small sampler too, dated 1824, and very much alike her sister's. Here it is!

 

 

Modèle issu du livret "Sisters" de Blackbird Design (2013). Lin 16 fils teint au thé, fils DMC et GAST.

Pattern from the "Sisters" booklet by Blackbird Design (2013). Tea-dyed 40-ct linen, DMC and GAST cotton threads.

 

 

Les ouvrages des deux sœurs, beaucoup de ressemblances mais chacune y a apporté sa touche personnelle.

H's and A's samplers... Obvioulsy the same source of inspiration, even though each girl added her own personal touch.A's work is a wee bit larger too.

A très vite pour un peu de couture !

Stay tuned for a bit of sewing!

Partager cet article

11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 15:53

J'aurais tout aussi bien pu intituler ce post "la fin du monde de James", mais ça aurait eu un petit côté post-apocalyptique, avec zombies et tout... Bien loin finalement du monde réel du petit James tel qu'il l'a brodé en 1828 : des oiseaux, des fleurs, des écureuils, sa maison, une gentille pensée aussi pour ses parents. James au pays des bisounours...

Calling this post "the end of James's world" would have sounded a wee bit gloomy and kind of post-apocalyptic... Miles away from James's actual world as he pictured it in 1828: flowers, squirrels and birds, his home and a tender thought for his parents... No zombies or walking dead hanging around.

 

 

Toile de lin 16 fils Vintage country Mocha, fils DMC.

40-ct vintage country mocha linen, DMC threads.

 

L'original de l'ouvrage est conservé au Haslemere Educational Museum.

 The original is kept at the Haslemere Educational Museum..

Quelques points de broderie traditionnelle aussi. James était doué avec une aiguille !

A little traditional embroidery amigst the cross stitches. James knew how to handle a needle!

 

Voilà. Reste à choisir le prochain ouvrage !

There. Who's next?

A très vite ! See you all soon!

 

Partager cet article

16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 11:53

Un nouveau SAL proposé sur le forum des marquoirs anciens, je ne pouvais résister à cet ouvrage que j'avais envie de broder depuis longtemps, d'autant plus original qu'il a été brodé en 1828 par un petit garçon dénommé James Wilson. L'original de l'ouvrage est conservé au Haslemere Educational Museum, tout comme celui de Mary Gibson que j'ai reproduit également.

New reproduction of an antique sampler on the go, obvioulsy I coudn't resist the call of little James Wilson... Yes, a boy, that's not that common, who made his own sampler back in 1828. The original is kept at the Haslemere Educational Museum, together with Mary Gibson's sampler I reproduced a few months ago.

Toile de lin 16 fils Vintage country Mocha, fils DMC.

40-ct vintage country mocha linen, DMC threads.

La maison de James (peut-être).

Close-up on James's house (could be)

A très vite et bon dimanche !

Have a nice Sunday every one!

Partager cet article

30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 15:10

Encore un sampler brodé en SAL et terminé récemment : l'ouvrage de la petite Mary Gibson, dont l'original, réalisé en 1824, est conservé au Haslemere Educational Museum.

Adding on my pile of recently completed samplers is the reproduction of little Mary Gibson's work, stitched in 1824, and kept at the Haslemere Educational Museum.

Mary Gibson

Lin Gander 19 fils, cotons GAST et DMC.

Stitched on a 48-ct Gander linen, GAST and DMC threads.

Mary Gibson

La symétrie est respectée, comme souvent dans ce type d'ouvrage, peu de place à la fantaisie !

A very symmetrical pattern, as usual, certainly reflecting the mind of a strictly educated little girl.

Mary Gibson

******************************************************************************************

Bonne journée à tous ! A très vite avec un peu de couture...

Have a nice day every one! Back soon with some sewing...

Partager cet article

16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 15:11

C'est l'histoire racontée en 1934 par Augustine Saint-Marty sur son marquoir de petite fille, reproduit ici sur une toile de lin 12 fils teinte au thé, en 1/1, fil "écorce" de l'Atelier du Pic Vert. Grille offerte par Marie-Libellule !

At some point in 1934, little Augustine stitched on her sampler the story of a mouse which wanted to outgrow an elephant... Reproduced on tea-dyed 32-ct linen, in one over one with the thread "écorce" from l'Atelier du Pic Vert. A chart offered by Marie-Libellule.

L'histoire d'une souris qui voulait être aussi grosse qu'un éléphant...

Mais l'histoire ne dit pas si la souris a réussi son coup...

No one knows whether the mouse succeeded...

 

Bonne journée à tous !

Have a mice nice day everyone!

Partager cet article

22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 06:30

Alors que nos jeunes alignent en ce moment les lettres sur leurs copies de baccalauréat (parents ou non de futurs impétrants, l'info n'aura pas pu vous échapper !), Virginie, elle, en 1873, alignait aussi les lettres. Sur la toile.

In France our young are currently sitting for the "baccalaureat", a qualifying exam that takes place at the end of the secondary studies. If passed, it opens the way to higher studies. In 1873, little Virginie handed in her work too. Her work on canvas...

C'est pas un petit rouge, c'est un GRAND rouge !
C'est pas un petit rouge, c'est un GRAND rouge !

Des lettres...

Letters...

Virginie Rigaud, 1873

Beaucoup de lettres...

Letters aplenty...

Virginie Rigaud, 1873

Moi je suis sûre que Virginie a eu son bac de broderie...

I'm pretty sure Virginie got her degree in stitching!

Bonne journée à tous et bon courage aux lycéens... et à leur parents !

Fingers crossed for the pupils... and their parents! Have a nice day!

Partager cet article

Présentation

  • : Le marquoir d'Elise
  • : Partager avec vous ma passion pour les marquoirs anciens, le point de croix, la broderie traditionelle, le patchwork et le cartonnage
  • Contact

Mes autres blogs

Follow Me on Pinterest

Rechercher

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -